L’ISRP: institut supérieur de réeducation psychomotrice

Psychomotricien : un métier qui donne du sens

Quels que soient la spécialité médicale et les modes d’exercice, tout médecin est un jour confronté à la difficulté de prendre en charge des patients atteints de pathologies aux multiples contours pouvant altérer sévèrement la qualité de vie. Tel est le cas  de certaines maladies chroniques et psychiatriques ou encore des maladies de civilisation, engendrées ou favorisées par l’environnement, les modes de vie et les nouvelles technologies. Les patients concernés, en augmentation constante, présentent notamment de sérieuses difficultés d’adaptation accompagnées d’une souffrance morale qui doit être prise en compte.


La psychomotricité, plus jeune profession paramédicale, est reconnue pour apporter à ces patients une aide pragmatique, efficace et organisée. Une discipline qui a conquis sa place dans l’arsenal thérapeutique entre 1950 et 1960, une profession de santé à part entière devenue maillon fort de la chaîne de soins.


Le psychomotricien a  recours à diverses médiations thérapeutiques tirant leurs origines dans les exercices de maîtrise du mouvement, les méthodes de relaxation et autres activités artistiques ou d’expression corporelle telles que la danse. Son champ d’action s’étend du nouveau-né à la personne âgée en passant par les périodes de l’enfance, de l’adolescence et de l’âge adulte.


Témoignage : Psychomotricité en néonatalogie

Aude Buil, Psychomotricienne DE


La psychomotricité en néonatalogie exerce une action immédiate et préventive, au service du développement et du bien-être du bébé et de ses parents. Il s’agit d’optimiser le développement psychomoteur de l’enfant hospitalisé.  


Le psychomotricien travaille de façon directe auprès du nouveau-né prématuré et de sa famille en proposant des séances sensori-motrices, en favorisant les interactions comportementales (vocales, visuelles et corporelles) qui vont être des points de repères que le bébé va intérioriser pour se structurer, se construire corporellement et psychiquement. Les objectifs de ses interventions sont l’éveil à la relation, l’éveil des sens, le développement neuropsychomoteur normalisé, l’élaboration d’un schéma corporel unifié et le développement d’une image du corps positive, un réinvestissement des zones corporelles douloureuses amenant à un ressenti de corps plaisir, un sentiment de continuité, d’unité corporelle et d’élaboration des enveloppes
psychiques.


Mais également d’étayer les parents dans leurs fonctions parentales, en partageant des temps d’observation et d’écoute, leur permettant de créer avec leur enfant un espace relationnel où chacun peut communiquer et prendre contact avec l’autre. Ces séances sont réalisées, en dehors des soins médicaux, dans le but de rendre les parents de plus en plus actifs et autonomes dans la compréhension du comportement de leur enfant et leurs actions auprès de lui.  Le psychomotricien agit en autre, comme interprète du langage tonico-émotionnel du bébé auprès de ses parents, support identificatoire par l’observation partagée et ensuite comme soutien dans leur confiance en eux, leur accordage et attachement réciproque. 


Les médiations utilisées sont l’observation, le toucher sensoriel, les séances de peau à peau, les soins de nursing, bain thérapeutique, sollicitations sensorielles, portage à bras et avec différents outils de portage physiologiques, motricité active et libérée par manipulations corporelles globalisées, techniques de soutien comportemental… 


Le travail indirect auprès des équipes soignantes et médicales se situe dans un travail de réflexion et de mise en pratique des «soins de développement» et autre amélioration des pratiques vers une individualisation des soins :
augmentation des moyens non médicamenteux de lutte contre la douleur, place des parents comme partenaires de soins, organisation des soins en quittant les protocoles vers une meilleure observation et donc individualisation des actions de soins, prévention posturale et développementale, sensibilisation du personnel soignant aux séquelles potentielles et moyens de prévention efficaces, adaptation de l’environnement hospitalier vers une cohérence sensorielle et fonctionnelle. 


Les évaluations neuro-psychomotrices durant l’hospitalisation sont réalisées majoritairement avec les parents, afin de repérer les compétences du prématuré en les ajustant à un contexte particulier, mais aussi les fragilités et définir le soutien à leurs apporter en psychomotricité. Le suivi post-hospitalisation fait souvent partie intégrante de la fiche de poste du psychomotricien exerçant en néonatalogie : dépistage de difficultés ou signes prédictifs de risques développementales (neuropsychomotrice, relationnelle, langagière…etc), guidance parentale rassurante et pratique (conseils portage, environnement, activités adaptées à favoriser...etc), participation à l’orientation pour une prise en charge extra-hospitalière.


La psychomotricité est une profession d’avenir, accessible, en plein développement, qui offre une activité professionnelle variée, au contact des patients de tous âges, permettant au psychomotricien de mettre en œuvre toute sa capacité de création.



JE VEUX DEVENIR UN PROFESSIONNEL DE SANTÉ, COMMENT CHOISIR?



Quels que soient la spécialité médicale et les modes d’exercice, tout médecin est un jour confronté à la difficulté de prendre en charge des patients atteints de pathologies aux multiples contours pouvant altérer sévèrement la qualité de vie. Tel est le cas  de certaines maladies chroniques et psychiatriques ou encore des maladies de civilisation, engendrées ou favorisées par l’environnement, les modes de vie et les nouvelles technologies. Les patients concernés, en augmentation constante, présentent notamment de sérieuses difficultés d’adaptation accompagnées d’une souffrance morale qui doit être prise en compte.


La psychomotricité, plus jeune profession paramédicale, est reconnue pour apporter à ces patients une aide pragmatique, efficace et organisée. Une discipline qui a conquis sa place dans l’arsenal thérapeutique entre 1950 et 1960, une profession de santé à part entière devenue maillon fort de la chaîne de soins.


Le psychomotricien a  recours à diverses médiations thérapeutiques tirant leurs origines dans les exercices de maîtrise du mouvement, les méthodes de relaxation et autres activités artistiques ou d’expression corporelle telles que la danse. Son champ d’action s’étend du nouveau-né à la personne âgée en passant par les périodes de l’enfance, de l’adolescence et de l’âge adulte.




Soigner, c’est de la relation d’aide, une éthique et un ensemble théorique et pratique spécifique à chaque profession. Se tourner vers les personnes en situation de fragilité, par leur âge (bébé, enfant ou personne âgée), leur pathologie  (maladie, traumatisme…), leur hérédité (maladies génétiques), leur mal-être (douleur physique ou psychique), etc., c’est la dimension principale de ces métiers.


La science identifie régulièrement de nouvelles maladies et la civilisation produit sans cesse de nouveaux dérèglements, la population s’accroît et vieillit et les besoins de santé publique sont sans cesse plus nombreux. Dans ce contexte, les opportunités professionnelles des soignants sont innombrables. C’est l’assurance pour chacun de construire un parcours individuel où il trouvera son épanouissement et sa sécurité.



« Bon, je sais que je veux être un ou une professionnelle de santé, mais alors sur quelles bases choisir son futur métier ? »


Tournons-nous vers les auxiliaires de médecine parmi lesquels les infirmiers, les ergothérapeutes, les psychomotriciens, les orthophonistes et les kinésithérapeutes. Tous travaillent en équipe pluridisciplinaire, et sur prescription médicale.

Tous visent au rétablissement de la santé, à amoindrir les séquelles d’un traumatisme ou d’une déficience, à améliorer la qualité de vie et le confort de personnes fragiles ou en situation de handicap. Pour vous déterminer vis-à-vis d’une profession, il faudra chercher des correspondances avec votre personnalité, vos centres d’intérêts.



“Pour vous déterminer vis-à-vis d’une profession, il faudra chercher des correspondances avec votre  personnalité, vos centres d’intérêts.”


• Dans les professions de la réadaptation, si vous pensez que l’important pour quelqu’un c’est qu’il dispose du maximum de ses fonctionnalités motrices, qu’il puisse être agile, habile, physiquement fort, vous pencherez plus facilement vers la kinésithérapie aux innombrables possibilités.

• Peut-être êtes-vous littéraire et appréciez la langue, la qualité de l’expression orale, de la prononciation et de la diction, la musique de la grammaire et de l’orthographe. Vous donnez aussi  de  l’importance à la récupération des fonctions d’expression orales ou écrites pour la restauration de l’autonomie des personnes. Alors très certainement ce magnifique métier qu’est l’orthophonie est fait pour vous.

• Si vous pensez que c’est par l’activité qu’on se reconstruit ou qu’on se développe, que l’adaptation de l’environnement est une formidable façon de faire retrouver de l’autonomie à des personnes à mobilité réduite ou déficientes sensorielles alors l’ergothérapie vous conviendra.

• Enfin si vous donnez de la valeur à l’équilibre entre le corps et le psychisme, vous aimez avoir une approche globale de la personne. Vous avez le sentiment qu’une personne ne se réduit pas à une somme de fonctions, mais que l’identité, la sensibilité individuelle sont essentielles à appréhender et à mobiliser pour qu’une personne se développe ou récupère des fonctions altérées, alors très certainement la passionnante et créative psychomotricité vous tend les bras.


Le Pôle Euro Universitaire de Santé, répond à toutes vos questions. L’ISRP (Institut de Formation en Psychomotricité), Expersanté (Préparation aux concours paramédicaux), l’UEFP (Unité Européenne de Formation Permanente) et l’ALIP (Alliance Linguistique Interculturelle de Paris) constituent le Pôle Euro Universitaire de Santé dont la vocation est d’assurer :

• Des formations initiales (grade L ou niveau M1, prévu par la réingénierie)

• Du développement professionnel continu (DPC)

• Des mises à niveau préparant aux concours

• Des formations complémentaires de typeM2 en convention avec des universités françaises et étrangères

• Des échanges européens (Erasmus) ou in-ternationaux en lien avec Campus France

• Des recherches fondamentales

• Des coopérations de formations sanitaires(Kiné, Psychomotricien, Ergo, Orthophonie)

• La coopération des établissements privé sassurant des missions de service public et l’université française.