Pourquoi suis-je nulle 
en MATHS ?

Par Julie Arnauld

Scolarité d’une «anti-maths» :

Mes ennuis ont commencé au collège en classe de 5ème quand les chiffres et les lettres se sont mélangés. Mon prof est parti en retraite et j’ai eu un remplaçant mais le mal était déjà fait, je ne pigeais pas et j’aimais plus ça!!

Il y a, rappelez-vous, des calculs du type 2x + 3y=? 

Ce fut une période plutôt difficile. On a tenté de me dire que d’additionner des poules et des chèvres n’était pas la même chose. Mais, en résultat final, je trouvais un certain nombre qui englobait l’ensemble alors il fallait comprendre quoi?

 

Malgré le côté ludique que certains trouvaient à cette matière, je m’ennuyais à compter et écouter ces cours, même en géométrie où j’ai vu différentes choses moins casse-pied. Je préférais travailler sur un texte en français.

 

L’arrivée au lycée fut assez spéciale : les maths devenaient insupportables et incompréhensibles ! Il y avait des problèmes avec de longs calculs et je n’arrivais déjà pas à trouver le 1er résultat qui permettrait de finir l’exercice… C’est pourquoi je désespérais de pouvoir passer en série Economique et Sociale. 

À la réunion d’orientation, ma prof de maths a dit à ma mère que je devrais peut-être faire un bac L voire STT comme pas mal d’élèves plutôt pas doués en maths mais qui se rattrapaient dans le reste. 

 

Pourtant, après discussion, on s’est dit que ne pas être bon en maths ne devait pas être un obstacle à faire cette filière. J’aimais bien l’économie, l’histoire et l’anglais.
Du coup, je suis allée au Bac ES où j’ai eu 7 en maths après avoir étudié les logarithmes népériens et fonctions exponentielles.
Heureusement, je pouvais compter sur les statistiques.

 

De la nécessité des maths 

En philosophie et en français, je trouvais que l’on pouvait réfléchir et interpréter des événements, décrire des sentiments sur telle ou telle situation. C’était plus dans mes aptitudes intellectuelles... bien que je comprenne que les maths représentent des situations, et, que, grâce à elles, nous pouvons calculer différentes choses, dont la distance de la Terre à la Lune, l’immensité de l’univers ou que dis-je, le montant de nos frais de rentrée scolaire

Au fond, l’homme civilisé doit se servir des maths et ne peut s’en passer mais il n’a pas besoin d’utiliser toutes les équations possibles. 

Heureusement pour moi!
Si vous n’avez pas le profil d’une architecte, d’une physicienne, d’une ingénieure ou plus simplement d’un professeur en Mathématiques, un panel de métier s’offre
à vous même si cette matière reste une des fondamentales nécessaires à la vie scolaire puis quotidienne. Rien ne vous oblige à être bon en maths mais, en France, il faut reconnaître que la voie scientifique reste la plus prestigieuse. 

 

Quelques chiffres

Les filles semblent plus nombreuses en filières Littéraire puis Economique et Sociale où elles sont mêmes surreprésentées. Des statistiques montrent que, en France, les garçons vont davantage en filière technologique et que sur 100, ils sont 32,3 à aller en série scientifique contre 22,7 filles sur 100. Ces données datent de juin 2001. Par comparaison, en Littéraire, on comptait 15,2 filles sur 100 alors qu’il y avait 3,8 garçons. À la fin de la seconde, la question qui se pose est celle de savoir si le français, l’histoire et les langues sont plus féminines alors que les sciences et la technologie seraient plus masculines?  

 

Quelques caricatures 

On remarque parfois que le matheux est un garçon boutonneux à lunettes. On dit qu’il a une calculatrice sur la tête. Le littéraire aurait plutôt tendance à être baba cool aux cheveux longs. Cela est infondé même si c’est une réalité que j’ai constatée. N’ayez pas peur les filles, tous les bons en maths du lycée ne sont pas laids!Le littéraire est plus doux et les filles aussi. La matheuse a les cheveux gras! Non, c’est faux, ne retenez pas ces bêtises!

 

Le RIEN=0

Pensez à la chanson des Rita Mitsouko : il était une fois le rien… le zéro!
Si vous avez la bulle, il ne faut pas croire que vous êtes nulle car vous saurez au moins ce que ça représente : le néant. Un conseil : ne jamais rendre copie blanche mais essayer de faire quelques calculs. Il faut affronter l’adversaire. C’est sûr que si vous pensez à votre feuilleton préféré, ça ne vous aidera pas à résoudre le problème posé !

 

Exercice

La rédaction de votre magazine préféré a préparé un exercice à ses lecteurs pour les remettre sur les rails du travail scolaire. Faites l’exercice suivant avec vos fournitures du type critérium, gomme et papier millimétré.

Résoudre l’équation 2x + 4y=8. Représenter la fonction dans le repère (celui avec les abscisses et les ordonnées). En général, le prof a écrit «Amusez-vous bien» à la fin du devoir ou «Bonne chance» mais a oublié «au calvaire qui commence». N’oubliez pas la calculatrice pour vous aider dans ce cauchemar. Nous écrirons que rien ne sert de courir mais il faut se concentrer et ça ira mieux.

 

Conclusion

Non, personne n’est nul en maths mais il faut savoir qu’il y a des meilleurs et des moins bons ou des plus ou moins nuls! Je me contredis bien, n’est-ce pas ?