Les métiers du social

Pour faire face à une demande toujours plus forte et aux nombreux départs à la retraite, le secteur du social embauche. Les postes d’assistants de services sociaux et d’éducateurs spécialisés cherchent preneurs.

De nouvelles problématiques sociales sont nées, comme la persistance du chômage ou l’allongement de la durée de vie. En conséquence, de nouvelles activités sont particulièrement recherchées, comme celles liées aux personnes handicapées et aux personnes âgées. Le service à la personne quant à lui (aide à domicile, par exemple) connaît un très fort développement.

 

Animateur socioculturel

Figure incontournable des maisons de quartier, l’animateur socioculturel est avant tout un professionnel de l’organisation du temps libre. Son credo pourrait être “comment s’occuper intelligemment” ! Pour cela, il organise des jeux, des ateliers, des rencontres sportives, etc.

Mais plus qu’un simple organisateur, ce professionnel aide ses “protégés” à mener à bien leurs projets en leur inculquant le sens du respect des autres et d’eux-mêmes. Et il ne travaille pas qu’auprès des jeunes : il intervient aussi dans les maisons de retraite, les prisons, les médiathèques…

 

Ses compétences : animer, écouter, aider.

Sa formation : le ministère de la Jeunesse et des Sports a mis en place différents diplômes. Le premier, de niveau BEP, est le BAPAAT (brevet d’aptitude professionnelle d’assistant animateur technique). Les suivants, le BPJEPS (brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport) animation sociale de niveau bac, et le DEJEPS (diplôme d’État de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport) de niveau bac+2, s’adressent à ceux qui ont déjà une expérience dans l’animation. Le BPJEPS permet aussi d’encadrer des activités sportives. À l'université, un DUT carrières sociales option animation sociale et socioculturelle est également proposé, tout comme un DEUST animation et gestion des activités physiques, sportives et culturelles.

 

Conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation

Ce travailleur social est employé par l’administration pénitentiaire. Son rôle : aider les personnes emprisonnées à garder un lien social avec l’extérieur. Lorsqu’un détenu est en passe d’être libéré, le conseiller le rencontre et l’aide à rechercher un emploi, un logement, etc.

Ce fonctionnaire peut également travailler en dehors des prisons, où il prend en charge des personnes bénéficiant, par exemple, d’une libération conditionnelle. Il s’assure alors que ces dernières respectent les obligations imposées par la justice. Il les aide aussi à retrouver ou à garder une vie sociale.

 

Ses compétences : prévenir, aider, écouter.

Sa formation : le concours de recrutement est ouvert aux titulaires d’un bac+2 (mais les candidats sont généralement titulaires d'un master 1 de droit). Au concours 2013, seulement 83 postes ont été offerts au concours externe et 56 au concours interne. La formation, rémunérée, se déroule en deux ans à l’ENAP (École nationale d’administration pénitentiaire), à Agen (47).

 

Educateur spécialisé

C’est le métier le plus emblématique du secteur. L’éducateur spécialisé travaille auprès d’enfants, d’adolescents ou d’adultes confrontés à des difficultés d’ordre physique, mental ou social.

Il les aide à trouver leur place dans la société et à devenir plus autonomes. Pour cela, il discute, il conseille et il organise diverses activités : sorties, ateliers, soutien scolaire, etc. Il peut travailler dans un foyer d’accueil, un institut médico-éducatif, un centre social…

 

Certains professionnels se chargent également de transmettre aux personnes handicapées des compétences professionnelles dans un domaine précis (travail du bois, cuisine, etc.) : ce sont les éducateurs techniques spécialisés.

 

Ses compétences : écouter, aider, animer.

Sa formation : le DEES (diplôme d’État d’éducateur spécialisé) se prépare en 3 ans après le bac dans plus de 70 établissements. Le DEETS (diplôme d’État d’éducateur technique spécialisé) se prépare lui aussi en 3 ans, dont 15 mois de stage. Il est accessible aux professionnels, diplômés de niveau IV (bac ou brevet technique ou professionnel) dans le domaine social ou paramédical, et aux titulaires d’un CAP.

 

Conseiller en économie sociale et familiale

Entre les factures d’électricité, les impôts, les courses, il n’est pas toujours facile de tenir le budget de la famille. Le conseiller en économie sociale et familiale aide toutes les personnes qui rencontrent des difficultés à gérer leurs dépenses. Il calcule les différents frais réguliers, puis il conseille la personne pour gérer au mieux ses comptes. Il travaille en équipe, au sein des CAF, des caisses de Sécurité sociale, des hôpitaux et des CCAS (centres communaux d’action sociale).

 

Ses compétences : aider, conseiller, informer.

Sa formation : le diplôme d’État de conseiller en économie sociale et familiale, le DECESF se prépare en un an après un BTS économie sociale et familiale.

 

Directeur de structure sociale

Instituts médico-éducatifs, maisons de retraite, centres éducatifs fermés… Les structures d’accueil à caractère social ou médico-social emploient aussi des gestionnaires dont le rôle est de faire “tourner la boutique”. Le directeur d’établissement est là pour ça.

Il organise les plannings, recrute le personnel, gère les fonds et les dépenses. Aujourd’hui plus qu’hier, ce dirigeant doit aussi répondre à des objectifs de rentabilité et de transparence dans la gestion de son établissement, vis-à-vis des pouvoirs publics comme des familles.

Outre les qualités de manager, ce type de poste nécessite une parfaite connaissance des rouages du secteur et une aptitude à travailler en réseau avec de nombreux autres acteurs sociaux.

 

Ses compétences : diriger, organiser, décider.

Sa formation : traditionnellement réservés aux diplômés de la filière sanitaire et sociale par promotion interne, ces postes d’encadrement s’ouvrent aux universitaires et aux spécialistes de la gestion, du management ou de la communication. Plusieurs masters, tel le master pro direction des structures médico-sociales et des services aux personnes (Université de Bretagne Occidentale) préparent à ce type de fonction.