LES MÉTIERS DE LA COMMUNICATION


 

 

TENIR UN BLOG ET COMPRENDRE L’IMPORTANCE DE CETTE COMMUNICATION TRÈS “2.0”. EN CONSÉQUENCE, LES EXIGENCES DE DIPLÔMES SONT REVUES À LA HAUSSE. UN BAC+2 NE SUFFIT PLUS, LA COMMUNICATION ? C’EST LE NERF DE LA GUERRE, SYNONYME DE CROISSANCE ÉCONOMIQUE ET DE VISIBILITÉ. LE SECTEUR, QUI CONTINUE D’ATTIRER LES JEUNES DIPLÔMÉS, RECHERCHE TOUJOURS DE NOUVEAUX CANDIDATS. LES MÉTIERS ONT ÉVOLUÉ AVEC LE DÉVELOPPEMENT DES NOUVELLES TECHNOLOGIES. IL FAUT DÉSORMAIS MAÎTRISER LES OUTILS DU WEB, SAVOIR CRÉER UNE NEWSLETTER, IL FAUT DÉSORMAIS POURSUIVRE VERS LE BAC+3 OU LE BAC+5.



ATTACHÉE DE PRESSE

Son objectif, c’est de convaincre ! L’attaché de presse (désormais appelé plus volontiers conseiller en relations presse) ne fait pas de la politique, non… Pourtant, il passe ses journées à défendre ses idées, ou à promouvoir et à vanter les mérites de l’entreprise pour laquelle il travaille.

Il peut aussi représenter un produit, une personnalité ou bien un événement (un festival de musique par exemple). Quel que soit son domaine professionnel, son but reste le même : que les journalistes s’intéressent à l’événement (ou au produit) et qu’ils en fassent l’écho dans leur média.

Pour cela, ce pro de la communication ne ménage pas ses efforts : il rédige des communiqués de presse, prépare des dossiers, organise des conférences et des voyages de presse. Bref, il soigne les journalistes aux petits oignons et veille à ce qu’ils ne ratent aucune information. Il doit être en mesure de répondre à toutes leurs demandes… les plus urgentes, comme les plus saugrenues !


Inutile donc de préciser que l’attaché de presse (métier ou la gente féminine occupe deux tiers des postes) connaît son sujet sur le bout des doigts…


Ses compétences : communiquer, promouvoir, convaincre.

Sa formation : master pro en communication (CELSA – Paris 4), école spécialisées (EFAP), école de commerce. Les diplômes à bac+2 permettent quant à eux d’accéder à des postes d’assistant (BTS communication, DUT information- communication).



CHARGÉ DE COMMUNICATION

C’est le porte-parole de l’entreprise. Le chargé de communication oeuvre pour valoriser l’image et le savoir-faire de son entreprise. Les grandes lignes de son travail lui sont dictées par le directeur de la communication. Charge à lui ensuite de trouver tous les moyens nécessaires à la mise en place de cette politique. Les messages qu’il délivre peuvent s’adresser aux autres employés de la société (communication interne), aux actionnaires (communication corporate) ou encore à la presse et au grand public (communication externe).

Quel que soit son profil, le “chargé de com’” conçoit lui-même ses supports de communication, rédige communiqués, dossiers de presse et journaux internes, organise des manifestations événementielles de A à Z (voyages de presse, opérations de mécénat et de sponsoring…). Pour être efficace, il ne doit jamais perdre de vue sa cible et la stratégie globale de l’entreprise.

Dans les grandes sociétés (il peut aussi oeuvrer dans une association ou une administration), il est souvent spécialisé dans la communication événementielle, la communication de crise ou encore les relations publiques.


Ses compétences : communiquer, informer, organiser.

Sa formation : une école de communication, une formation universitaire en communication ou en sciences de l’information, un IEP (institut d’études politiques) ou encore une école de commerce avec une spécialisation en communication.



DIRECTEUR DE LA COMMUNICATION

Aujourd’hui plus qu’hier, pour se distinguer de ses concurrents, une entreprise doit miser sur une stratégie de communication spécifique… et efficace ! Celle-ci est définie par un homme (ou une femme) : le directeur de communication. En étroite collaboration avec la direction générale, il détermine l’image de l’entreprise à mettre en avant, les valeurs à promouvoir, les modes de communication à privilégier, les partenaires à associer…

Pour l’aider dans sa tâche, il est épaulé par une équipe, pouvant compter jusqu’à une vingtaine de personnes dans les grandes sociétés (chargés de communication, journalistes institutionnels, attachés de presse…).

Le “dircom’” est donc bien plus qu’un fin stratège et un excellent créatif : il est aussi un meneur d’hommes. Garant de l’image de l’entreprise, il peut être amené à la “défendre” lors de conférences de presse ou tout autre type d’événement.


Ses compétences : décider, organiser, communiquer.

Sa formation : grande école de commerce (type HEC) ou de communication, IEP (institut d’études politiques), troisième cycle universitaire dans la communication (type CELSA)…

Plusieurs années d’expérience sont nécessaires pour accéder à cette fonction, pour laquelle les places sont très convoitées… et rares !



JOURNALISTE D’ENTREPRISE

Il doit savoir jongler avec dextérité entre journalisme et communication. Le journaliste d’entreprise participe à l’élaboration des publications périodiques de l’entreprise (lettre d’information, journal interne, rapport d’activité) destinées aux salariés, aux clients, aux actionnaires… Comme n’importe quel autre journaliste, il enquête, fait des interviews, des reportages, rédige des articles. Mais contrairement à ses collègues, il doit mettre en avant le discours officiel de l’entreprise. Ses interlocuteurs sont souvent choisis par la direction et ses articles sont lus et relus par de nombreux services avant d’être validés. Pour toutes ces raisons, il n’est pas reconnu comme journaliste par la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels.

La presse institutionnelle (journaux municipaux, de conseils régionaux…) constitue un autre débouché pour ces journalistes “communicants” : ils couvrent les événements ayant marqué la commune, la région… Plus qu’ailleurs, la diplomatie est de mise, car ils évoluent sur un terrain politique. Donc “miné” !


Ses compétences : écrire, informer, communiquer.

Sa formation : école de communication ou de journalisme, master en sciences sociales ou communication des entreprises et des institutions…