Comment 
réussir 
dans le 
journalisme  ?

 

Le Bac n’est même pas encore en poche que l’ultime question est déjà présente dans tous les esprits : qu’est-ce que je vais faire plus tard ? Certains veulent être avocats, d’autres vétérinaires. Lui veut devenir pompier, elle veut devenir infirmière, et vous ?  
Journaliste…

Passionnément journaliste
Autrefois défini comme un cercle fermé, le journalisme est désormais un domaine en plein essor ( explosion du multimédia et multiplication des chaînes de télé… ). Il existe six grands médias : les quotidiens, les magazines, les radios, les télévisions, les agences et les sites Internet, donc de nombreuses perspectives de carrières :


• Le rédacteur suit l’actualité qui se déroule dans sa région, son pays ou le monde. Il propose des sujets au rédacteur en chef qui lui demande ou non de les couvrir.
• L’envoyé spécial est un journaliste envoyé en mission pour une durée déterminée. Il est le témoin privilégié des évènements qu’il « couvre » pour sa rédaction.
• Le reporter est mandaté par sa rédaction pour réaliser un reportage, 
pour couvrir l’actualité. À cet effet, 
il se comporte en témoin de l’évènement et doit produire un document ( écrit, visuel ou sonore ) complet et bien documenté sur le sujet.
• Le journaliste radio, avec sa rapidité d’action, réalise généralement lui-même ses sujets. Au moment de la prise d’antenne, le reporter et le commentateur ne font plus qu’un, avec l’adrénaline que procure le direct.
• Le journaliste d’entreprise, souvent localisé en agence de communication, rédige et publie le journal interne de la société qui fait appel à son agence, ainsi que les articles et les dossiers sur la politique générale, ou sur des sujets précis de l’entreprise à l’attention des médias.
• Le pigiste est un travailleur indépendant. Il « vend » ses sujets aux organes de presse. S’il est bien établi, il jouit d’une grande liberté dans son métier.
• Le secrétaire de rédaction relit les articles, opère des corrections et assure le lien entre la rédaction et la fabrication du journal. 
C’est un journaliste doté d’une solide culture générale et d’une excellente maîtrise de l’écrit.
• Le JRI ( Journaliste Reporter d’Images ) est à la fois cameraman et rédacteur, preneur d’images et de sons, interviewer, technicien, enquêteur et témoin.
• Le reporter - photographe est un professionnel de la photographie. 
Il ramène des clichés qui témoigneront ou illustreront un article. 
Il est toujours le premier journaliste présent sur le terrain.

Le métier de journalisme s’appuie sur la rigueur, la précision, le savoir-faire et la recherche constante de 
la vérité. Pour réussir dans le journalisme, il faut être mo-ti-vé… 
Il ne suffit pas d’aimer écrire. 
Il faut vraiment avoir envie de faire ce métier. Les jeunes diplômés mettent plus de temps que leurs aînés à décrocher leur premier emploi. Dans la recherche d’un premier poste, trois stratégies dominent. Une stratégie à court terme basée sur la réalisation de stages en entreprises de presse.


Une stratégie à moyen terme 
axée sur les différents concours organisées par les rédactions ou 
les groupes de presse.


Enfin, une stratégie à long terme misant sur la constitution de son propre réseau de connaissances ( c’est-à-dire avoir des relations ).
Vouloir devenir journaliste, c’est se mettre au service de l’information, disposer d’une grande réactivité et d’un tempérament énergique.
Un journaliste doit être curieux et s’intéresser à l’actualité internationale, à l’histoire, à la politique, à l’économie, aux faits de société... Cela ne veut pas dire que vous devez regarder seulement le « M6 minutes ». Lire un quotidien ( Le Métro ou le 20 minutes ne suffisent pas ) est le meilleur moyen d’enrichir ses connaissances et acquérir une solide culture, éléments indispensables d’un bon journaliste.

Un journaliste doit avoir une ouverture d’esprit, qui permet d’atteindre, dans la mesure du possible, l’objectivité et la tolérance.
Un journaliste doit être aussi débrouillard et dynamique. 
Rares sont les journalistes qui n’ont pas commencé par la pige. 
C’est le passage obligé des débutants et rime souvent avec précarité d’emploi. 
On ne vit que sur la commande, on n’a pas de revenus stables.
Un journaliste doit être disponible. Si vous voulez travailler 35 heures par semaine, cette profession n’est pas faite pour vous.
Un journaliste doit être inventif car la concurrence est de taille. 
Peu d’emplois pour de nombreuses demandes ( près de 8000 journalistes sont au chômage ). Donc, vous devez vous démarquer des autres et 
affirmez votre potentiel. Il faut savoir convaincre pour travailler.

Parler une langue étrangère est un atout considérable car un journaliste 
est amené à voyager. Dans le journalisme, plus qu’ailleurs, ce sont bien souvent les relations qui permettent de décrocher une embauche. Le culot est une manière de forcer la chance. Le journalisme a besoin de personnalités affirmées, et riches d’une culture approfondie, et pour réussir, il ne faut pas se tromper de formation.

La formation
Bacs Littéraire, Économique ou Scientifique ? Peu importe.
Ayez votre bac et des bonnes notes dans les matières littéraires, et 
cette première « grosse » partie d’études sera validée. Mais le plus dur 
reste à venir. Ne soyez pas découragé, mais pour obtenir votre sésame 
( la Carte de Presse ), il va vous falloir un minimum de 5 ans d’études 
après le Bac. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a pas de formation 
type, ce qui mène à de nombreux pièges ( il y a toujours une mauvaise 
nouvelle ). Contrairement à certaines professions, qui nécessitent un diplôme spécifique sanctionnant un certain nombre d’années d’études, 
le journalisme est une profession ouverte.


Aucune formation n’est donc obligatoire. Néanmoins, les jeunes 
journalistes sont de plus en plus diplômés et cette tendance ne peut 
que s’accentuer dans les années à venir. Dès lors, trois types de 
formations prédominent.


Exit le lycée, de nouveaux 
choix se présentent :
A - Université,
B - Prépa
C - Ecole

Le CFJ ( Centre de formation 
des journalistes ) de Paris.
C’est le nec plus ultra de la 
profession avec l’ESJ de Lille. 
750 candidats pour 45 places. 
La majorité des admis possède 
au moins une Licence. 
Environ 2300 € de frais de 
scolarité par an.  
« http://www.cfpj.com »
Tél. : 01.44.82.20.00

L’ESJ ( École supérieure de journalisme ) de Lille.
600 candidats pour 50 places. 
2000 € de frais de scolarité par an.
« http://www.esj-lille.fr » 
Tél. : 03.20.30.44.00

Le CUEJ ( Centre universitaire d’enseignement du journalisme ) dépend de l’université de Strasbourg 3 et délivre une MST ( maîtrise de sciences et technologie ) journalisme et techniques de l’information.

Le CELSA ( École des hautes études en sciences de l’information et de la communication ) est rattachée à l’université Sorbonne - Paris 4.
«http://www.celsa.fr»

L’EJCM ( École de journalisme et 
de communication de Marseille ) 
est rattachée à l’université 
d’Aix-Marseille 2, et délivre 
une MST en journalisme et 
communication. 
500 candidats pour 20 places.
«http://www.ejcom.marron.univ-mrs.fr» 
Tél. : 04.91.24.32.00

L’IPJ ( Institut pratique du 
journalisme ) de Paris. 
500 candidats pour 40 places. 
80 % des admis ont au moins 
une Licence. 
3050 € de frais de scolarité par an.
Tél. : 01.42.81.21.71

L’EJT ( Ecole de journalisme 
de Toulouse ) dépend de 
l’Institut catholique. 
30 places pour 160 candidats.
Tél. : 05.62.26.54.19


Etre diplômé de l’une de ces écoles garantit une entrée plus rapide dans la profession.