7 raisons de partir étudier au Canada

Le deuxième plus grand pays du monde, en superficie, est multiculturel et offre la possibilité d’étudier en anglais ou en français, dans des environnements tantôt urbains, tantôt proches de la nature. Avenir Lycée revient en détail sur les atouts du système canadien.

 

Etudiant en deuxième année de l’école d’ingénieurs ENSIMAG, Boris Lefur a choisi l’université de Waterloo, en Ontario, pour effectuer un semestre à l’étranger. Après deux mois de cours, il est tellement conquis par l’enseignement à la canadienne qu’il envisage de rester six mois de plus. Ce qui l’a séduit ? « Le niveau d’enseignement, très élevé, et l’ambiance multiculturelle du campus ». Comme Boris, 10 000 jeunes Français partent étudier au Canada chaque année. Pour parfaire leur anglais, pour découvrir la culture nord-américaine, pour parcourir de vastes espaces naturels… Voici quelques bonnes raisons de les suivre.

1. Le Québec, pour l’expérience en VF
Une expérience internationale dans un environnement francophone, telle est l’offre des universités québécoises, qui séduit chaque année 7000 étudiants français. Le Québec compte 13 universités, dont une à distance, et cinq écoles d’enseignement supérieur. Les Français (30% des étudiants étrangers) sont très présents à l’UdM (Université de Montréal), à l’UQAM (Université du Québec à Montréal), à l’université Laval et à HEC Montréal. Il existe aussi trois universités anglophones dans la province : les prestigieuses McGill et Concordia, et la petite université de Bishop, qui accueille 2400 étudiants de premier cycle sur un campus bucolique installé près de Sherbrooke, au sud-est de Montréal. A noter : grâce à un accord entre la France et le Québec, les étudiants français paient les mêmes frais de scolarité que les Québécois, soit 2500 $ canadiens (environ 1870 €) par an en moyenne.

2. Les autres provinces, pour étudier et vivre en anglais
Même si le choix d’une fac québécoise semble le plus évident pour beaucoup d’étudiants français, il ne faut pas oublier que le Canada dispose, dans ses autres provinces, de nombreuses universités, dont certaines très réputées : celle de Toronto, en Ontario, l’UBC (Université de Colombie-Britannique), à Vancouver, celle de Waterloo, à deux heures de route des chutes du Niagara, ou encore celle de Western Ontario, à London. Là, les nouveaux arrivants découvrent des campus-villes où tout est fait pour faciliter leur vie d’étudiant. Un bon niveau en anglais est bien sûr nécessaire pour prétendre à entrer dans l’une de ces facs anglophones.

3. Les universités des communautés francophones
Les universités francophones hors Québec ne sont pas très connues, et pourtant : les étudiants francophones de tous les pays, et notamment français, y sont particulièrement attendus.
Pour comprendre la situation de ces 13 universités réunies au sein de l’Association des universités de la francophonie canadienne, il faut savoir que si le Québec est la seule province où la majorité des habitants parlent le Français, de nombreuses communautés francophones continuent d’exister en territoire majoritairement anglophone. Aux Français qui les choisissent, elles proposent des études en français, en anglais ou bilingues. Si vous souhaitez partir étudier à l’étranger pour améliorer vos compétences linguistiques, mais craignez de ne pas maîtriser suffisamment l’anglais pour étudier dans cette langue, c’est la solution idéale. L’université d’Ottawa (Ontario, 40 000 étudiants) est sans doute la plus connue d’entre elles.

4. Des réseaux d’échange efficaces
Il existe 600 accords interuniversitaires entre la France et le Canada. La plupart des jeunes Français qui partent étudier dans ce pays le font dans le cadre de l’un de ces échanges. Ainsi, ils n’ont pas à payer de frais supplémentaires pour suivre les cours de l’université qui les accueille pendant un ou deux semestres. Il en va tout autrement pour les étudiants qui choisissent de partir « en indépendant » dans une université du Canada anglophone. Hors partenariat, les frais de scolarité peuvent en effet s’élever jusqu’à 18 000 $ canadiens (13 440 € environ à pour une année de cours en premier cycle).

5. Des études «  à l’américaine »
Les études à la mode canadienne se rapprochent du modèle anglo-saxon : peu de cours magistraux, large place laissée à la pratique et aux études de cas concrets, beaucoup de travail en équipe et de présentation orales. Quel que soit l’établissement choisi, le dépaysement est garanti. « Lors de mon premier cours à l’université de Montréal – du droit –, j’ai vu arriver des étudiants avec leur casquette sur la tête et de quoi boire et manger », se souvient encore Marion Bonhomme, aujourd’hui en master à l’UQAM. Une ambiance surprenante pour les Français, qui sont habitués à beaucoup moins de décontraction ! Même surprise pour Marine Thiébaut, également étudiante à l’UQAM : « Au début de l’année, les professeurs nous ont donné leur numéro de portable et leur adresse mail ! ».

6. Les « co-up », des cursus en alternance
Les universités canadiennes ont un système de formation en alternance, baptisé « co-op », qui se rapproche de nos formations en apprentissage. Le principe : les étudiants alternent périodes de stage en long en entreprise ou dans des laboratoires de recherche et semestres de cours. L’avantage : l’étudiant en entreprise est considéré comme un vrai « pro » et assure des missions qui lui permettent d’acquérir une expérience professionnelle facile à valoriser sur son CV. Il est aussi rémunéré : 1600 $ canadiens par mois en moyenne (1200 €). L’université de Waterloo, en Ontario, et celle de Sherbrooke, au Québec, ont des programmes de co-op particulièrement prisés par les entreprises.

7. Un pays à la recherche de matière grise
A condition d’avoir une formation dans les domaines recherchés par les entreprises canadiennes (informatique, travaux publics, génie, énergie, santé…), les perspectives d’embauche sont plutôt bonnes au Canada. Le pays souffre en effet d’une pyramide des âges défavorable. Rien qu’au Québec, 700 000 emplois seront à pourvoir d’ici 2015, pour pallier les départs à la retraite de la génération du baby-boom… Un contexte particulièrement propice à l’insertion des jeunes diplômés, et ce, malgré la crise.

 

Pratique

A lire : Etudier au Canada, un guide très complet sur l’organisation des études et les formalités pratiques, à télécharger sur le site de l’ambassade du Canada en France : www.canadainternational.gc.ca/france, rubrique « Etudier au Canada ».

www.aufc.ca : le site de l’Association des universités de la francophonie canadienne.

www.universitesquebecoises.ca : le site de la CREPUQ (Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec), pour se renseigner sur les programmes d’échanges, les bourses, etc.

www.gouv.qc.ca/portail/québec/ : le site de la Délégation générale du Québec à Paris.